Gut Guide pour les propriétaires de chiens
Les informations scientifiques que votre vétérinaire n’a pas eu le temps de vous expliquer et les mesures concrètes à prendre.
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Pour les chiens qui méritent de vivre pleinement leur vie
Un mot de Glendon
Diplôme en nutrition canine (avec mention)
Diplôme en nutrigénomique canine (avec mention)
Je n’avais pas pour ambition de devenir nutritionniste canine. Je le suis devenue parce que je ne cessais de me poser une question à laquelle personne ne pouvait apporter de réponse satisfaisante : pourquoi tant de chiens semblent-ils en bonne santé en apparence, mais souffrent-ils de problèmes chroniques, d’un manque d’énergie, d’éruptions cutanées récurrentes ou d’un comportement anxieux que leurs propriétaires ne parviennent pas à expliquer ?
Plus je lisais, plus une réponse revenait sans cesse. L’intestin. Non seulement en tant qu’organe digestif, mais aussi en tant que système qui régit discrètement presque tout le reste, du système immunitaire à l’humeur, en passant par l’inflammation articulaire et l’espérance de vie d’un chien.
C’est pour répondre à cette question que j’ai fondé Bonza en 2018, et que j’ai ensuite repris des études pour obtenir, avec mention, des diplômes en nutrition canine et en nutrigénomique canine. Je lis chaque semaine cinq à six études évaluées par des pairs, car la science dans ce domaine évolue rapidement et il est essentiel de ne pas se tromper.
Ce guide est exactement ce que j’aurais aimé que quelqu’un me remette dès le début. Il ne s’agit pas d’une brochure commerciale déguisée en guide éducatif. Il s’agit d’une explication en langage simple des meilleures données scientifiques disponibles sur la santé intestinale canine, de ce que cela implique pour votre chien et de ce que vous pouvez concrètement faire à ce sujet.
Votre chien ne peut pas vous dire quand quelque chose ne va pas. Ce guide vous aide à décrypter ses signaux.
Comment utiliser ce guide
Ce guide se compose de quatre parties. Vous pouvez le lire d’un bout à l’autre ou passer directement à la section la plus pertinente par rapport à la situation dans laquelle vous et votre chien vous trouvez actuellement.
Comprendre le système
Cela vous apporte les bases scientifiques nécessaires. Vous découvrirez ce qu’est réellement le microbiote intestinal, pourquoi il est lié à presque tous les systèmes de l’organisme de votre chien, et pourquoi son état n’est jamais figé.
Interpréter les signaux
Une liste de contrôle pratique. Ce qu’il faut observer, ce que ces signes peuvent signifier et comment repérer les tendances qui méritent d’être abordées avec votre vétérinaire.
Le protocole de santé intestinale
C’est là que la compréhension se transforme en action. Les principes d’une alimentation favorable au microbiome, les arguments en faveur d’une supplémentation ciblée et un programme structuré de 30 jours pour repartir à zéro que vous pouvez commencer dès cette semaine.
Référence
Contient un glossaire validé des termes relatifs à la santé intestinale ainsi que les principales études évaluées par des pairs qui étayent l’ensemble du contenu de ce guide.
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Quelle option convient à votre chien ?
Les conseils contenus dans ce guide s’appliquent différemment selon la situation actuelle de votre chien. Choisissez le parcours qui correspond le mieux à votre situation pour savoir sur quoi vous concentrer. Vous n’êtes pas obligé d’en choisir un seul : cela a pour but de vous orienter.
1. Santé générale / prévention
Votre chien semble en bonne santé. Vous souhaitez mieux comprendre son microbiome et favoriser sa santé globale à long terme.
Lisez les parties 1 et 3. Le programme de rééquilibrage de 30 jours est facultatif, mais constitue une bonne mesure préventive.
2. Troubles digestifs passagers
Selles molles ponctuelles, légers ballonnements, perte d’appétit passagère.
Surveillez l’animal pendant 24 à 48 heures. Si les symptômes disparaissent, aucune mesure n’est nécessaire. S’ils persistent, suivez les conseils de la partie 2 et consultez votre vétérinaire.
3. Récupération après un traitement antibiotique ou une maladie
Votre chien vient de terminer une cure d’antibiotiques ou se remet d’une autre affection.
Partie 3 (sous la supervision d’un vétérinaire). Réintroduction plus progressive, introduction en douceur de nouvelles fibres.
4. Signes récurrents issus de la liste de contrôle de la partie 2
Les schémas récurrents des 12 signes qui se manifestent de manière répétée au fil des semaines ou des mois.
Passez en revue les quatre parties. Discutez de ces schémas avec votre vétérinaire — emportez ce guide avec vous.
5. Vous avez déjà reçu un diagnostic d’affection gastro-intestinale
MICI, entéropathie chronique, pancréatite, colite ou affection similaire.
Ne commencez PAS le programme de rééquilibrage de 30 jours sans l’avis explicite de votre vétérinaire. Les parties 1 et 2 sont informatives et sans danger. Discutez de tous les compléments alimentaires et changements alimentaires avec votre équipe vétérinaire.
6. Suivre un régime thérapeutique vétérinaire
Formule hydrolysée, à base de protéines nouvelles ou sur ordonnance.
Ne changez PAS de régime alimentaire et n’ajoutez PAS de compléments alimentaires sans l’avis explicite de votre vétérinaire. Le contenu pédagogique s’applique ; la remise à zéro pratique, non.
7. Chiots, personnes âgées fragiles, femmes enceintes ou cas médicaux complexes
Les chiots, les chiens âgés fragiles, les chiennes gestantes ou allaitantes, ainsi que les chiens souffrant de diabète, d’une maladie rénale ou d’autres pathologies graves.
Les informations fournies à titre éducatif s’appliquent. Ne commencez PAS le programme de rééquilibrage de 30 jours, n’ajoutez PAS de compléments alimentaires et n’apportez PAS de modifications à l’alimentation sans l’avis explicite de votre vétérinaire. En cas de troubles digestifs passagers chez ces groupes d’animaux, une surveillance de 24 à 48 heures n’est PAS appropriée : une consultation vétérinaire plus rapide est nécessaire.
Comprendre le système
L’organisme de votre chien abrite une communauté composée de plusieurs billions de bactéries, champignons, virus et archées qui régulent discrètement la quasi-totalité des autres systèmes de son organisme. La section suivante explique ce qu’est le microbiome, comment il interagit avec le reste de l’organisme et pourquoi il n’est jamais figé.
Le centre de commande secret de votre chien
La plupart des propriétaires de chiens considèrent l’intestin comme un tube qui assure la digestion des aliments. Or, c’est bien plus que cela.
Le système digestif de votre chien abrite une communauté composée de plusieurs billions de micro-organismes, bactéries, champignons, virus et archées, que les scientifiques appellent désormais le microbiome intestinal. Si vous placiez tous ces organismes bout à bout, la file s’étendrait plusieurs fois autour de la Terre. L’ampleur même de ce système contribue à sa puissance.
Ces micro-organismes ne sont pas de simples passagers passifs. Ils sont métaboliquement actifs : ils produisent des composés qui circulent dans tout l’organisme, envoient des signaux aux organes, modulent le système immunitaire, synthétisent des vitamines et influencent le comportement1. Lorsque cette communauté est diversifiée et équilibrée, ces signaux favorisent la santé de presque tous les systèmes de l’organisme de votre chien. Lorsqu’elle est perturbée, les effets peuvent être très variés et, à première vue, déroutants.
Des recherches ont mis en évidence un lien évident entre la composition du microbiote intestinal et des pathologies aussi variées que les allergies, l’arthrite, l’anxiété, les maladies hépatiques, l’obésité et le vieillissement accéléré. Aucun de ces phénomènes ne se produit de manière isolée. Ils s’inscrivent au sein d’un réseau d’axes, qui constituent des canaux de communication biochimiques directs entre l’intestin et tous les principaux systèmes organiques.
C’est pourquoi deux chiens consommant la même nourriture peuvent présenter des résultats de santé radicalement différents. La génétique joue un rôle. Mais le microbiome, et la manière dont vous le favorisez, joue un rôle plus important que ne le pensent la plupart des propriétaires.
La bonne nouvelle, c’est que, contrairement au patrimoine génétique de votre chien, le microbiome intestinal est modifiable. L’alimentation, la prise de compléments alimentaires et les changements de mode de vie entraînent des modifications mesurables de la composition microbienne en l’espace de quelques semaines. Les données scientifiques à ce sujet sont sans ambiguïté.
La suite de ce guide vous explique précisément comment procéder.
Un seul intestin. Huit systèmes.
Le concept d’« axes intestin-organes » décrit la communication biochimique bidirectionnelle qui existe entre le microbiote intestinal et tous les principaux systèmes d’organes de l’organisme. Il ne s’agit pas de métaphores. Ce sont des voies mesurables et documentées impliquant des molécules de signalisation, le système nerveux, la circulation sanguine et le système immunitaire.
Voici ce que chaque axe signifie pour votre chien. Appuyez sur n’importe quel rayon pour lire l’article complet consacré à cet axe.
L’axe intestin-cerveau
L’intestin et le cerveau sont reliés par le nerf vague, l’un des nerfs les plus longs de l’organisme, ainsi que par un flux continu de neurotransmetteurs et de métabolites produits par les bactéries intestinales. Environ 90 % de la sérotonine de l’organisme est produite dans l’intestin17. Lorsque cet axe est perturbé, cela se traduit par des changements d’humeur et de comportement que les propriétaires attribuent souvent à tort à des problèmes d’éducation ou de tempérament.
L’axe intestinal-immunitaire
Environ 70 % du système immunitaire se trouve dans le tissu lymphoïde associé à l’intestin1. Le microbiome forme les cellules immunitaires à distinguer les protéines inoffensives des menaces réelles. Un microbiome perturbé contribue à une réponse immunitaire dérégulée, ce qui est un facteur dans l’apparition d’allergies, d’inflammations chroniques et de certaines maladies auto-immunes.
L’axe intestin-peau
La peau et l’intestin ont des origines embryonnaires communes et entretiennent un dialogue biochimique continu tout au long de la vie. La dysbiose intestinale augmente la perméabilité intestinale, permettant ainsi aux métabolites bactériens de pénétrer dans la circulation sanguine et de déclencher des réactions inflammatoires au niveau de la peau. C’est pourquoi les chiens souffrant de problèmes cutanés récurrents présentent souvent des déséquilibres intestinaux sous-jacents que les traitements topiques seuls ne suffisent pas toujours à résoudre complètement.
L’axe intestin-joint
L’inflammation systémique trouve en grande partie son origine dans l’intestin. Un déséquilibre microbien entraîne une augmentation des taux de cytokines inflammatoires qui s’accumulent dans les tissus articulaires, contribuant ainsi à la raideur, à la diminution de la mobilité et à la progression de pathologies telles que l’arthrose. La prise en charge de la santé intestinale est de plus en plus reconnue comme un complément utile aux traitements conventionnels destinés à soulager les articulations, notamment pour traiter le facteur inflammatoire sous-jacent.
L’axe intestinal-métabolique
Les bactéries intestinales régulent l’extraction de l’énergie contenue dans les aliments, la sensibilité à l’insuline, le stockage des graisses et la régulation de l’appétit. Certains déséquilibres bactériens sont systématiquement associés à l’obésité, à un dérèglement de la glycémie et au syndrome métabolique chez les chiens, en particulier chez les races présentant des prédispositions connues.
L’axe intestin-cœur
Les bactéries intestinales métabolisent les composés alimentaires en molécules, notamment des acides gras à chaîne courte et du N-oxyde de triméthylamine (TMAO), qui influencent directement la fonction cardiovasculaire, l’inflammation artérielle et le métabolisme du cholestérol12. Le lien entre l’intestin et le cœur constitue l’un des domaines de la recherche cardiovasculaire canine qui connaît la croissance la plus rapide.
L’axe intestin-foie
L’intestin et le foie sont reliés par la veine porte, ce qui signifie que le foie est le premier organe à recevoir tout ce qui traverse la paroi intestinale. Un intestin perméable expose le foie à un flux continu de produits bactériens et de toxines, ce qui contribue à une inflammation hépatique chronique de faible intensité. Le fait de préserver l’intégrité intestinale réduit directement la charge de détoxification du foie.
L’axe intestin-longévité
La diversité microbienne diminue avec l’âge, et on sait désormais que ce déclin accélère le processus de vieillissement lui-même plutôt que de simplement en être le reflet8. Les chiens présentant un microbiome plus diversifié conservent mieux leur masse musculaire maigre, présentent un stress oxydatif réduit, des marqueurs inflammatoires plus favorables et une plus grande résilience dans l’ensemble de leurs systèmes.
Le microbiome n’est pas immuable
C’est l’élément le plus important à comprendre concernant la santé intestinale de votre chien, et c’est celui que la plupart des propriétaires et, pour être franc, la plupart des vétérinaires ne soulignent pas suffisamment.
Le microbiote intestinal n’est pas une entité statique dont votre chien hérite à la naissance et dont il ne peut se débarrasser. Il s’agit d’une communauté vivante et dynamique qui réagit aux facteurs externes. En modifiant ces facteurs, vous modifiez la communauté. Les données scientifiques à ce sujet sont cohérentes et, pour les propriétaires de chiens, véritablement encourageantes.
L’alimentation est le levier le plus puissant
La composition du microbiote intestinal peut évoluer de manière mesurable dans les 24 à 48 heures suivant un changement alimentaire significatif2. Au fil des semaines et des mois, des choix alimentaires constants entraînent des modifications durables des populations microbiennes. C’est pourquoi ce que votre chien mange chaque jour a bien plus d’importance que n’importe quel repas ou complément alimentaire pris isolément.
La diversité microbienne reflète la diversité alimentaire
Les chiens nourris avec une plus grande variété d’ingrédients alimentaires complets présentent systématiquement une plus grande diversité microbienne que ceux nourris avec un régime à protéine unique et pauvre en fibres2. Le microbiome se nourrit de fibres alimentaires, et différentes espèces bactériennes se développent grâce à différents types de fibres. La variété dans la gamelle se traduit directement par une variété dans l’intestin.
Les antibiotiques provoquent des perturbations qui perdurent au-delà de la durée du traitement
Un seul traitement par des antibiotiques à large spectre peut réduire considérablement la diversité microbienne, avec des effets pouvant durer de quelques semaines à plusieurs mois56. Cela ne signifie pas qu’il faille éviter les antibiotiques lorsqu’ils sont cliniquement nécessaires. Cela signifie simplement que, lorsqu’ils sont utilisés, il est justifié de mettre en place des mesures ciblées pour favoriser la régénération de la flore intestinale.
Le stress perturbe le fonctionnement de l’intestin
L’axe intestin-cerveau fonctionne dans les deux sens. Le stress chronique modifie la composition du microbiote intestinal par le biais de signaux neuroendocriniens, ce qui, à son tour, amplifie la réponse au stress. Ce cercle vicieux permet d’expliquer pourquoi les chiens anxieux ont souvent une digestion sensible, et pourquoi le fait de prendre soin de leur intestin peut contribuer à améliorer leur résilience comportementale.
L’âge réduit la diversité, mais ce rythme n’est pas fixe
La diversité microbienne diminue naturellement à mesure que les chiens vieillissent. Mais ce déclin n’est pas inévitable, quel que soit son rythme. L’alimentation, l’activité physique et une supplémentation ciblée peuvent ralentir ce processus de manière significative. Le Catalogue Waltham 2026 du microbiome intestinal canin, qui constitue à ce jour la cartographie la plus complète du microbiome intestinal canin, a permis d’identifier 89 espèces bactériennes jusqu’alors inconnues et a confirmé que le microbiome intestinal canin se distingue de celui des autres mammifères, ayant évolué spécifiquement en fonction du régime alimentaire et de la physiologie canins. Bon nombre de ces espèces nouvellement identifiées produisent du butyrate et du propionate, des acides gras à chaîne courte essentiels à la santé de la muqueuse intestinale et au contrôle de l’inflammation9.
Interpréter les signaux
La plupart des déséquilibres intestinaux ne se manifestent pas de manière spectaculaire. Ils apparaissent progressivement, souvent sous la forme de problèmes qui semblent n’avoir aucun rapport avec la digestion. La section suivante vous propose une liste de douze signes et explique la spirale auto-entretenue qui transforme un seul symptôme en plusieurs.
URGENT : CONSULTEZ UN VÉTÉRINAIRE
Ce guide est à titre informatif. Il ne remplace pas l’examen d’un vétérinaire. Consultez d’urgence un vétérinaire si votre chien présente l’un des symptômes suivants :
- Un abdomen gonflé, dur ou douloureux
- Des tentatives répétées de vomir sans rien expulser
- Présence de sang dans les vomissures ou les selles
- Des selles noires et goudronneuses
- Des vomissements répétés
- Évanouissement, faiblesse ou gencives pâles
- Difficultés respiratoires
- Douleurs abdominales intenses
- Suspicion d’empoisonnement ou d’ingestion d’un corps étranger
- Signes de déshydratation
- Détérioration rapide de l’état de santé
12 signes indiquant que l’intestin de votre chien a besoin d’un coup de pouce
La plupart des déséquilibres intestinaux ne se manifestent pas de manière spectaculaire. Ils apparaissent progressivement, souvent sous la forme de problèmes qui semblent n’avoir aucun rapport avec la digestion. La liste ci-dessous recense à la fois les signes évidents et ceux qui sont souvent négligés ou attribués à d’autres causes.
Ces symptômes ne permettent pas de diagnostiquer une dysbiose et peuvent avoir de nombreuses causes possibles. Les symptômes persistants, récurrents ou graves — ou tout symptôme apparaissant soudainement ou s’aggravant — doivent faire l’objet d’une consultation avec votre vétérinaire. Utilisez cette liste de contrôle pour noter les tendances observées et avoir un entretien plus éclairé.
Vous ne savez pas quels panneaux sont les plus importants ?
Essayez notre outil gratuit d’évaluation des symptômes chez le chien pour découvrir quels liens entre l’intestin et d’autres organes pourraient être en rapport avec les signes que vous observez, et quels points il convient d’aborder en priorité avec votre vétérinaire.
Utilisez l’outil de diagnostic des symptômesSelles molles ou selles irrégulières
Une consistance irrégulière des selles, des selles molles fréquentes ou une alternance entre selles molles et selles fermes comptent parmi les premiers signes d’un déséquilibre microbien. Les bactéries intestinales saines jouent un rôle essentiel dans l’absorption de l’eau et la régulation de la motilité du gros intestin.
Vérifiez les selles de votre chienExcès de gaz ou ballonnements
Les gaz constituent un sous-produit normal de la fermentation, mais des flatulences excessives ou un abdomen visiblement gonflé après les repas indiquent que la fermentation se produit au mauvais endroit, est le fait de mauvaises bactéries ou se déroule à un rythme inadapté.
Des régurgitations fréquentes ou des gargouillements
Des bruits intestinaux audibles et des régurgitations intermittentes traduisent souvent une motilité perturbée et un déséquilibre de l’environnement de fermentation plutôt qu’une maladie digestive spécifique.
Variations de poids inexpliquées
Tant une prise de poids inexpliquée qu’une incapacité persistante à maintenir son poids peuvent refléter une perturbation du microbiote intestinal. Certaines populations bactériennes tirent davantage d’énergie des aliments que d’autres, ce qui signifie que le microbiote influence l’apport calorique indépendamment du régime alimentaire.
Démangeaisons cutanées, zones irritées ou éruptions cutanées récurrentes
Les poussées cutanées sans déclencheur environnemental évident comptent parmi les signes les plus souvent négligés d’un déséquilibre intestinal. L’axe intestin-peau signifie que la perméabilité intestinale et les perturbations microbiennes se manifestent à la surface de la peau, imitant souvent une allergie environnementale.
Lire l’article completPelage terne, sec ou squameux
L’intestin produit et métabolise les acides gras et les vitamines B indispensables à la qualité du pelage. Une perturbation du microbiote intestinal nuit à cette production, et aucun produit de toilettage topique, quelle que soit la quantité utilisée, ne peut entièrement compenser ce déficit.
Manque d’énergie ou léthargie sans cause apparente
L’axe intestin-métabolique régule l’extraction d’énergie et la signalisation mitochondriale. Un microbiome dysbiotique produit moins de butyrate et d’autres acides gras à chaîne courte qui alimentent l’énergie cellulaire, ce qui explique pourquoi un chien peut sembler apathique même s’il est par ailleurs en bonne santé.
Anxiété, sensibilité au bruit ou changements de comportement
Les changements d’humeur, de réactivité ou de concentration, en particulier lorsqu’ils apparaissent progressivement plutôt qu’en réaction à un événement précis, sont de plus en plus souvent associés à une perturbation de l’axe intestin-cerveau. Le microbiome produit des précurseurs de neurotransmetteurs et module directement l’activité du nerf vague.
Lisez l’article dans son intégralitéRaideur articulaire ou mobilité réduite
Les affections articulaires inflammatoires comportent une composante intestinale bien documentée. Si votre chien présente une raideur au lever, hésite à monter les escaliers ou se montre moins enclin à faire de l’exercice, une inflammation intestinale peut en être un facteur contributif, même en l’absence de pathologie articulaire structurelle.
Otites à répétition
Les otites chroniques ou récidivantes peuvent avoir un lien avec la santé intestinale, en particulier lorsqu’elles résistent aux traitements classiques ou réapparaissent après chaque guérison. Les chiens dont les otites disparaissent mais réapparaissent en l’espace de quelques semaines pourraient bénéficier d’un examen visant à détecter un éventuel déséquilibre intestinal sous-jacent.
Lire l’article dans son intégralitéLa coprophagie (ingestion de matières fécales)
La coprophagie chez les chiens adultes peut avoir de multiples causes. Les facteurs comportementaux sont fréquents, mais ce trouble peut également être associé à une malabsorption des nutriments ou à un déséquilibre intestinal. Une coprophagie persistante mérite d’être discutée avec votre vétérinaire, en particulier si elle s’accompagne d’autres signes digestifs.
Récupération difficile après une maladie ou un traitement antibiotique
Un chien qui met plus de temps que prévu à retrouver son niveau d’énergie habituel, son appétit et la qualité normale de ses selles après une période de maladie ou un traitement antibiotique peut bénéficier d’un soutien ciblé visant à favoriser la récupération intestinale. Les délais de récupération varient considérablement d’un chien à l’autre et dépendent de la maladie sous-jacente, du traitement administré et de chaque animal.
La spirale de la dysbiose
La dysbiose désigne un déséquilibre du microbiote intestinal : trop peu d’espèces bénéfiques, trop d’espèces pathogènes ou opportunistes, et une diversité insuffisante pour maintenir la stabilité1.
Ce qui rend la dysbiose particulièrement importante à comprendre, c’est qu’elle s’autoalimente.
Lorsque les bactéries bénéfiques diminuent, elles produisent moins d’acides gras à chaîne courte, en particulier le butyrate, qui préservent l’intégrité de la muqueuse intestinale12. À mesure que la muqueuse devient plus perméable, des fragments bactériens pénètrent dans la circulation sanguine, déclenchant une inflammation dans tout l’organisme. Cette inflammation altère l’environnement intestinal, le rendant moins propice aux bactéries bénéfiques qui tentent de se rétablir. Ce qui entraîne une diminution de la production de butyrate. Ce qui compromet encore davantage la muqueuse.
En pratique, cela signifie que la prise en charge intestinale doit porter sur l’ensemble de l’environnement, et non pas uniquement sur le symptôme le plus visible. C’est ce principe que nous appelons la « triade Biotics », et il constitue le fondement de la troisième partie.
Le protocole de santé intestinale
Quand la science devient une pratique quotidienne. La « Triade Biotics » explique pourquoi la plupart des produits destinés à la santé intestinale ne sont pas à la hauteur et à quoi ressemble une approche complète. Un programme structuré axé sur l’alimentation, les compléments alimentaires et une cure de 30 jours que vous pouvez commencer dès cette semaine.
La triade Biotics
La plupart des produits destinés à la santé intestinale ne ciblent qu’une partie du système. Une fibre prébiotique par-ci. Un complément probiotique par-là. Cette approche partielle ne donne que des résultats partiels.
La « Triade Bonza Biotics » est notre cadre pratique permettant de comprendre trois formes complémentaires de soutien du microbiote : les fibres qui nourrissent les bactéries bénéfiques, les cultures vivantes qui peuplent l’intestin et les substances bioactives qui le réparent et l’entretiennent. D’après notre expérience, le fait d’agir simultanément sur ces trois aspects donne des résultats plus constants que le recours à un seul de ces éléments pris isolément.
Le fil d’actualité
Des fibres alimentaires non digestibles qui nourrissent de manière sélective les bactéries bénéfiques.
Inuline et FOS issus de la racine de chicorée, bêta-glucanes issus de l’avoine et des champignons, pectine issue du potiron, mucilage issu des graines de lin, polysaccharides issus du fenouil.
Les cultures vivantes
Micro-organismes vivants fournis en quantité suffisante pour interagir avec l’environnement intestinal et apporter un bénéfice avéré pour la santé. Une colonisation permanente n’est pas nécessaire.
Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium animalis et les espèces de Bacillus formant des spores, telles que B. velezensis DSM 15544 (Calsporin®) et B. coagulans.
Les résultats
Métabolites bioactifs, souches inactivées par la chaleur et postbiotiques isolés.
TruPet™, L. helveticus HA-122 (HI), butyrate, propionate, acétate.
Ce que chaque niveau permet concrètement de faire
Prébiotiques :
Les prébiotiques ne constituent pas un engrais général destiné à l’ensemble du microbiome. Des composés prébiotiques spécifiques nourrissent des populations bactériennes spécifiques. L’inuline et les fructo-oligosaccharides (FOS) issus de la racine de chicorée nourrissent les espèces de Bifidobacterium et de Lactobacillus. Les bêta-glucanes issus de l’avoine et des champignons stimulent les populations immunomodulatrices. La pectine issue des fruits et des légumes-racines favorise la production d’acides gras à chaîne courte.
La diversité des sources prébiotiques est tout aussi importante que leur quantité. Une seule fibre prébiotique ne favorise qu’un éventail restreint d’espèces. La combinaison de plusieurs sources prébiotiques favorise une communauté plus vaste, plus diversifiée et plus résiliente.
Les probiotiques :
De nombreux produits probiotiques contiennent une quantité insuffisante d’unités formant colonie (UFC) pour que celles-ci puissent résister à l’environnement acide de l’estomac et atteindre le gros intestin en nombre suffisant. Le mot clé est « suffisant ».
La spécificité de la souche est également importante. Toutes les souches de Lactobacillus ne se comportent pas de la même manière. La recherche porte sur les souches et non sur les espèces, et tout produit probiotique avançant des allégations fondées sur des preuves scientifiques devrait être en mesure de citer la souche spécifique à l’origine de ces allégations. Chez le chien, des souches individuelles au sein d’espèces telles que Lactobacillus acidophilus et Bifidobacterium animalis ont fait l’objet d’études, ainsi que des espèces de Bacillus formant des spores, telles que Bacillus velezensis DSM 15544 (Calsporin®) et Bacillus coagulans, qui font preuve d’une survie gastrique exceptionnelle grâce à leur capacité à former des spores. Les données ne doivent pas être extrapolées automatiquement d’une souche à une autre au sein d’une même espèce : les résultats obtenus pour une souche spécifique étudiée ne s’appliquent qu’à cette souche, et non à tous les produits portant le nom de l’espèce.
Consultez notre guide comparatif des meilleurs probiotiques pour chiens →
Postbiotiques :
Les postbiotiques, selon la définition de l’ISAPP de 20213, sont des préparations à base de micro-organismes inactifs et/ou de leurs composants qui confèrent un bénéfice pour la santé. Deux catégories connexes revêtent ici une importance particulière.
Métabolites issus du microbiote. Les acides gras à chaîne courte (AGCC) — le butyrate, le propionate et l’acétate — sont produits par des bactéries bénéfiques qui fermentent les fibres alimentaires1. Le butyrate constitue la principale source d’énergie des colonocytes, les cellules qui tapissent le gros intestin. Ces métabolites ne sont pas en eux-mêmes des préparations postbiotiques, mais ils expliquent l’efficacité de ces dernières.
Préparations postbiotiques. Lorsqu’une souche probiotique telle que Lactobacillus helveticus HA-122 est soigneusement inactivée, ou lorsqu’un produit issu de la fermentation tel que TruPet™ est isolé, les composants cellulaires bioactifs et les métabolites sont fournis directement, sans dépendre de la viabilité de la culture vivante. C’est à cette catégorie de postbiotiques que se réfère la définition de l’ISAPP.
Trois questions à vous poser concernant tout complément alimentaire destiné à la flore intestinale :
Une alimentation favorable au microbiome
Avant les compléments alimentaires, il y a l’alimentation. Et la conclusion qui ressort le plus systématiquement des recherches sur le microbiome canin est que l’alimentation est le facteur déterminant de la composition microbienne2.
Les principes suivants ne sont pas propres à une marque en particulier. Ils s’appuient sur les connaissances scientifiques relatives à la manière dont le microbiote intestinal réagit à l’alimentation quotidienne d’un chien.
La diversité des fibres avant tout
Différentes bactéries fermentent différents types de fibres. Une alimentation à base d’une seule source de fibres, ou un régime pauvre en fibres, entraîne un microbiome restreint. Une alimentation comprenant plusieurs types de fibres (solubles, insolubles, amidon résistant et polysaccharides fermentescibles) favorise un microbiome plus vaste, plus diversifié et plus résilient.
Parmi les sources pratiques favorisant la diversité microbienne, on peut citer la racine de chicorée (inuline et FOS), la patate douce (fibres fermentables et amidon résistant), la citrouille (pectine soluble), l’avoine (bêta-glucane), les graines de lin (fibres mucilagineuses), le fenouil (polysaccharides prébiotiques) et les légumes verts à feuilles (toute une gamme de composés fermentescibles). Plus la variété est grande, mieux c’est.
Des ingrédients issus d’aliments entiers plutôt que des isolats
Les ingrédients alimentaires entiers contiennent leurs composés bioactifs dans le contexte de la matrice alimentaire complète, qui comprend des cofacteurs, un mélange naturel de différents types de fibres alimentaires et des phytonutriments qui influencent la manière dont les bactéries interagissent avec eux. Une patate douce entière se comporte différemment dans l’intestin que l’amidon de patate douce extrait, même si la quantité totale de fibres est identique.
La diversité végétale : un atout
L’ajout d’ingrédients d’origine végétale à l’alimentation d’un chien est systématiquement associé à une plus grande diversité microbienne. Il ne s’agit pas d’une position idéologique. C’est ce que montrent les données. Les chiens n’ont pas besoin de suivre un régime exclusivement végétal pour en tirer profit. Mais l’augmentation de la diversité et de la proportion d’ingrédients végétaux dans leur alimentation entraîne des améliorations mesurables du microbiome.
Évitez les ingrédients de remplissage ultra-transformés
Il a été démontré que les amidons de céréales hautement raffinés et les émulsifiants synthétiques, couramment utilisés dans les aliments commerciaux pour animaux de compagnie de moindre qualité, altèrent l’intégrité de la barrière intestinale et réduisent la diversité microbienne. Apprendre à lire la liste des ingrédients et à identifier les trois à cinq premiers ingrédients constitue un bon point de départ. Ce n’est pas le seul indicateur de la qualité d’un aliment — l’adéquation nutritionnelle, l’expertise en matière de formulation, les normes de fabrication et l’analyse du produit fini ont tous leur importance — mais c’est un bon point de départ.
L’importance de la régularité
Des changements alimentaires fréquents et radicaux perturbent le microbiome. Les transitions doivent être progressives, sur une période de sept à dix jours, afin de permettre à la communauté microbienne de s’adapter. Cela ne signifie pas pour autant de donner toujours la même chose. Il s’agit d’introduire de la variété progressivement plutôt que brusquement.
Utilisez le calculateur d’alimentation Bonza Dog pour vérifier la taille des portions →
Le niveau « supplément »
Une alimentation de qualité constitue la base. Une supplémentation ciblée permet de répondre à des besoins spécifiques que l’alimentation seule ne peut pas entièrement satisfaire, notamment pendant la convalescence, en période de stress ou chez les chiens présentant des déséquilibres intestinaux avérés.
Les catégories suivantes correspondent aux domaines de la supplémentation ciblée sur le système digestif chez le chien pour lesquels les données scientifiques sont les plus solides.
Compléments alimentaires associant des prébiotiques, des probiotiques et des postbiotiques
Ces trois niveaux peuvent apporter des formes de soutien complémentaires, bien que leur efficacité dépende des ingrédients, des souches, des doses et du résultat escompté. Les essais cliniques directs menés chez le chien, comparant des combinaisons complètes de prébiotiques, de probiotiques et de postbiotiques à des composants individuels, restent limités. Lorsque vous optez pour un produit combiné, veillez à ce que les souches soient clairement identifiées, que le nombre d’UFC soit confirmé à la fin de la durée de conservation (et non à la date de fabrication) et que le produit présente une diversité significative de sources de fibres prébiotiques.
Soutien de la muqueuse intestinale
La muqueuse intestinale constitue l’interface essentielle entre le microbiome et le reste de l’organisme. Les bêta-glucanes issus de l’avoine, des shiitakés et des champignons médicinaux modulent les réponses immunitaires des muqueuses. Les dérivés de levure fermentée fournissent des oligosaccharides de mannan (MOS) qui agissent comme des leurres pour les agents pathogènes. Le zinc favorise l’expression des protéines des jonctions serrées. La L-glutamine constitue la principale source d’énergie des entérocytes, ce qui est particulièrement important lors de la convalescence après une maladie ou un traitement antibiotique.
Soutien enzymatique digestif
Les chiens âgés et ceux qui se remettent d’une maladie ou d’un traitement antibiotique présentent souvent une production enzymatique endogène réduite. Les compléments enzymatiques digestifs permettent de garantir que les nutriments soient absorbés plutôt que d’atteindre le gros intestin à l’état non digéré, où ils nourrissent des populations bactériennes indésirables.
Soutien anti-inflammatoire du système digestif et lien structurel avec les articulations
Le curcuma (curcumine), le boswellia et les acides gras oméga-3 issus du DHA d’algues réduisent tous l’inflammation d’origine intestinale par des mécanismes complémentaires. La curcumine inhibe la voie de signalisation NF-kB, ce qui réduit la production de cytokines pro-inflammatoires au niveau de la paroi intestinale. Les composés AKBA du boswellia inhibent la 5-lipoxygénase. Le DHA issu d’algues favorise la phase de résolution de l’inflammation grâce à des médiateurs pro-résolutifs spécialisés.
Pour les chiens chez lesquels l’axe intestin-articulations constitue une préoccupation majeure, KynoSil®, un composé breveté à base de silice mésoporeuse apportant du silicium biodisponible, constitue un complément précieux. Le silicium est le troisième oligo-élément le plus abondant dans l’organisme des mammifères et est présent en concentrations élevées dans le cartilage, les os, les tendons et les ligaments. La technologie de silice mésoporeuse de KynoSil® libère de l’acide orthosilicique sous sa forme monomérique absorbable tout au long du tube digestif, favorisant ainsi la synthèse du collagène, l’intégrité des tissus conjonctifs et la minéralisation osseuse.
Le stress et la résilience du microbiome
L’ashwagandha (Withania somnifera) est l’adaptogène dont l’efficacité sur l’axe intestin-cerveau est la mieux étayée par des données scientifiques, avec des effets avérés sur la régulation du cortisol, la modulation de l’axe HPA et la résilience du microbiome en situation de stress chronique.
La crinière de lion (Hericium erinaceus) favorise la production du facteur de croissance nerveux (NGF), qui joue un rôle direct dans le système nerveux entérique et la transmission vagale.
Le reishi (Ganoderma lucidum) apporte des bêta-glucanes immunomodulateurs et des triterpènes adaptogènes.
Le shiitake (Lentinula edodes), grâce à sa teneur en lentinane, favorise le bon fonctionnement du système immunitaire intestinal et l’intégrité des muqueuses.
Le ginseng sibérien (Eleutherococcus senticosus) offre un soutien adaptogène plus large au niveau de l’axe HPA ; il constitue une option secondaire raisonnable lorsqu’une approche multi-adaptogène est indiquée. Il est particulièrement indiqué pour les chiens anxieux et ceux exposés à un stress chronique ou imprévisible.
Consultez notre guide complet sur les adaptogènes contre l’anxiété chez les chiens →
Le curcuma peut avoir une incidence sur la coagulation sanguine et ne doit pas être administré avant une intervention chirurgicale ni en association avec des anticoagulants. L’ashwagandha n’est pas recommandé pendant la gestation, chez les chiens souffrant d’hyperthyroïdie, ni en association avec des sédatifs. Les composés végétaux interagissent avec les médicaments pris et les régimes alimentaires prescrits. Discutez de tout nouveau complément alimentaire avec votre vétérinaire avant de commencer à l’administrer, en particulier si votre chien prend d’autres médicaments, est gestante ou souffre d’une affection préexistante.
URGENT : CONSULTEZ UN VÉTÉRINAIRE
Avant de commencer tout programme de rééquilibrage structuré, un rappel : ce guide est à titre informatif. N’utilisez pas le programme de rééquilibrage de 30 jours en lieu et place d’un examen vétérinaire. Consultez d’urgence un vétérinaire si votre chien présente l’un des symptômes suivants :
- Un abdomen gonflé, dur ou douloureux
- Des tentatives répétées de vomir sans rien évacuer
- Présence de sang dans les vomissures ou les selles
- Des selles noires et goudronneuses
- Des vomissements répétés
- Évanouissement, faiblesse ou gencives pâles
- Difficultés respiratoires
- Douleurs abdominales intenses
- Suspicion d’empoisonnement ou d’ingestion d’un corps étranger
- Signes de déshydratation
- Détérioration rapide de l’état de santé
Le programme de rééquilibrage intestinal en 30 jours
Ce protocole est structuré, pratique et s’appuie sur la manière dont le microbiote intestinal réagit réellement au changement. Il ne s’agit pas d’une cure détox. Il s’agit d’un processus systématique consistant à éliminer ce qui perturbe, à introduire ce qui favorise le bien-être, à observer les changements qui s’opèrent et à établir un nouvel état de référence.
Vous n’avez pas besoin de tout faire d’un seul coup. Chaque semaine s’appuie sur la précédente.
Vérifier et supprimer
Identifiez et éliminez les facteurs qui nuisent au microbiome.
Mettre en place une assistance
Commencez à introduire de manière systématique des probiotiques et une grande variété de fibres.
Observez et adaptez-vous
Réévaluez la situation par rapport à votre référence ; mettez en place un accompagnement ciblé si nécessaire.
Établir une nouvelle référence
Adoptez les habitudes et le programme de compléments alimentaires que vous continuerez à suivre au-delà du 30e jour.
Interrompez le processus et consultez votre vétérinaire si…
Cessez d’introduire de nouveaux aliments ou compléments alimentaires et contactez votre vétérinaire si, à tout moment au cours de la période de rééquilibrage :
- Les symptômes s’aggravent ou de nouveaux signes apparaissent
- Des vomissements surviennent
- L’appétit diminue considérablement
- Votre chien devient visiblement léthargique
- La diarrhée persiste au-delà de 24 heures
- Vous constatez l’un des signes d’alerte mentionnés dans l’encadré « URGENT » ci-dessus
L’absence d’amélioration est un signe qu’il faut réévaluer la situation, et non ajouter davantage de compléments alimentaires.
Téléchargez la fiche de suivi imprimable
Téléchargez gratuitement le tableau de suivi « 30 jours pour rééquilibrer votre intestin » afin de l’afficher sur votre réfrigérateur et de cocher les actions au fur et à mesure que vous les réalisez.
Téléchargez l’application de suiviAnalyse et élimination
La première étape consiste non pas à ajouter quoi que ce soit, mais à identifier et à éliminer ce qui nuit au microbiome.
Examinez la nourriture actuelle de votre chien. Identifiez les cinq premiers ingrédients.
Si des céréales raffinées, des émulsifiants synthétiques ou des « dérivés de viande » non spécifiés figurent parmi les cinq premiers ingrédients, cela constitue un bon point de départ. Vérifiez également si l’alimentation de votre chien repose sur des ingrédients souvent impliqués dans les intolérances alimentaires canines : bœuf, produits laitiers, blé et céréales contenant du gluten, poulet, œufs et soja. Ne supprimez pas plusieurs sources de protéines ou de glucides au seul motif qu’elles figurent sur une liste d’aliments couramment responsables d’intolérances — cela pourrait entraîner des restrictions alimentaires inutiles. En cas de suspicion d’allergie alimentaire, discutez avec votre vétérinaire d’un test d’élimination et de réintroduction correctement contrôlé.
Évitez les friandises riches en sucre et très transformées
De nombreuses friandises vendues dans le commerce contiennent des sucres et des féculents raffinés qui nourrissent les bactéries pathogènes. Remplacez-les par des bâtonnets de carotte, des myrtilles, des petits morceaux de pomme ou des morceaux de patate douce déshydratée.
Veuillez noter les symptômes actuels
À l’aide de la liste de contrôle en 12 points de la partie 2, notez la qualité des selles (utilisez le tableau Bonza Dog Poop Chart), le niveau d’énergie, le pelage, la peau et le comportement. Il s’agit de votre référence de départ.
Vérifiez la présence de facteurs de stress environnementaux
Les changements dans la routine, l’arrivée de nouvelles personnes à la maison, les conflits entre animaux de compagnie ou un manque d’exercice physique ont tous une incidence sur l’axe intestin-cerveau. Notez tout ce qui a changé au cours des trois derniers mois.
Mettre en place une assistance
Une fois les facteurs perturbateurs évidents éliminés, commencez à introduire systématiquement des compléments alimentaires favorisant le bien-être intestinal. Introduisez un changement significatif tous les trois à cinq jours, et non pas tous en même temps : c’est ce qui permet de transformer cette réinitialisation d’un simple changement en une réinitialisation maîtrisée. Si votre chien présente des flatulences, des selles molles ou tout autre trouble digestif, suspendez l’ajout le plus récent, attendez que la situation se stabilise, puis décidez soit de réessayer en plus petite quantité, soit de l’abandonner complètement.
Introduisez un complément alimentaire prébiotique, probiotique et postbiotique
Commencez par la moitié de la dose recommandée pendant les trois ou quatre premiers jours. Certains chiens peuvent présenter temporairement des flatulences ou des selles molles pendant que leur microbiote s’adapte. Augmentez la dose jusqu’à la dose complète dès le quatrième ou cinquième jour.
Accroître la diversité des fibres alimentaires
Ajoutez un ou deux ingrédients naturels : de la patate douce cuite, du potiron cuit à la vapeur, une cuillerée de flocons d’avoine cuits ou une petite quantité de graines de lin moulues. Privilégiez les aliments sur lesquels figurent clairement des sources prébiotiques identifiées, telles que la racine de chicorée, l’avoine ou le potiron, plutôt que des mentions vagues telles que « dérivés végétaux ».
Commencez à donner à votre enfant un aliment riche en prébiotiques si ce n’est pas déjà le cas
La racine de chicorée, le fenouil légèrement cuit ou tout aliment dans la composition duquel ces ingrédients figurent en bonne place constituent un apport quotidien régulier en prébiotiques, en complément de tout complément alimentaire.
Veillez à respecter des horaires de repas réguliers
Le microbiote intestinal suit un rythme circadien. Des horaires de repas réguliers et prévisibles favorisent un cycle microbien sain.
Observez et adaptez
À la troisième semaine, certains chiens présenteront déjà des changements mesurables au niveau de la qualité de leurs selles, de leur niveau d’énergie ou de leur confort digestif. D’autres signes peuvent mettre plus de temps à apparaître, et certains chiens peuvent ne pas réagir à un soutien axé uniquement sur le système digestif. Cette semaine est consacrée à l’observation des changements qui se produisent et à la mise en place des ajustements nécessaires. L’absence d’amélioration est un signe qu’il faut réévaluer la situation, et non ajouter davantage de compléments alimentaires.
Réévaluez la situation par rapport à vos données de référence de la première semaine
Comparez la qualité des selles, le niveau d’énergie, le pelage et l’état de la peau par rapport à vos notes de la première semaine. Chez la plupart des chiens, c’est d’abord la consistance des selles et le niveau d’énergie qui s’améliorent. Les améliorations au niveau du pelage et de la peau surviennent généralement entre la quatrième et la huitième semaine.
Évaluer la tolérance aux compléments alimentaires
Si votre chien tolère bien le complément alimentaire et présente des améliorations, maintenez la posologie. Si aucune amélioration n’est constatée, vérifiez si le produit contient les trois niveaux de biotiques et si les souches probiotiques sont identifiées au niveau de la souche.
Prévoyez un accompagnement ciblé si nécessaire
En cas de douleurs articulaires, d’anxiété ou de tout autre problème persistant, discutez avec votre vétérinaire d’un accompagnement ciblé adapté, plutôt que d’ajouter plusieurs nouveaux principes actifs à base de plantes au programme de rééquilibrage lui-même. La section consacrée aux compléments alimentaires, plus haut dans ce guide, présente l’éventail des options étayées par des données scientifiques ; le programme de rééquilibrage n’est pas le lieu approprié pour les introduire toutes.
Continuez à supprimer les friandises transformées
La régularité est particulièrement importante au cours des deuxième et troisième semaines, lorsque la communauté microbienne est en pleine transition. Réintroduire à ce stade des friandises riches en sucre ralentit le processus de rétablissement.
Établir une nouvelle base de référence
L’objectif de la quatrième semaine n’est pas de mener le protocole à son terme, mais d’instaurer des habitudes et un programme d’accompagnement qui se poursuivront au-delà de celui-ci.
Bilan final par rapport à la première semaine
Suivez l’évolution des symptômes pour l’ensemble des douze signes. Chez de nombreux chiens suivant ce protocole, on constate d’abord une amélioration de la qualité des selles et du niveau d’énergie, tandis que les signes cutanés, capillaires et comportementaux réagissent généralement à plus long terme. Certains signes ne réagiront pas à un traitement axé uniquement sur le système digestif et pourront nécessiter un examen vétérinaire.
Définissez votre protocole de supplémentation à long terme
Lorsqu’un apport continu en probiotiques est indiqué, utilisez le produit conformément au protocole fondé sur des données scientifiques ou recommandé par le fabricant. La nécessité d’une utilisation continue dépend de la souche, des ingrédients, du résultat escompté et de chaque chien. Ce qui est certain, c’est que le microbiome réagit à un apport régulier dans le temps — un apport sporadique ne produit que des effets sporadiques.
Envisagez un changement de régime alimentaire si cela s’avère nécessaire
Si votre audit de la semaine 1 a mis en évidence des possibilités d’amélioration en matière de qualité alimentaire, la quatrième semaine est le moment idéal pour entamer une transition progressive vers une alimentation plus riche en fibres et comportant une plus grande variété d’ingrédients. Effectuez cette transition sur une période de sept à dix jours.
Engagez-vous à maintenir une diversité alimentaire constante
Alterner les garnitures à base d’aliments complets, varier les sources de prébiotiques et ajouter des légumes de saison permet de préserver les gains en matière de diversité du microbiome obtenus au cours de la réinitialisation.
À quoi s’attendre après le 30e jour
Certains chiens présentent une amélioration notable de leurs symptômes digestifs, de leur niveau d’énergie et de l’état de leur pelage en l’espace de 30 jours. Les symptômes qui réagissent plus lentement, notamment ceux liés à la peau, aux allergies, aux articulations et aux changements comportementaux, peuvent nécessiter six à douze semaines, voire plus, et certains peuvent ne pas répondre à un traitement axé uniquement sur la flore intestinale. Le microbiome continue d’évoluer en réponse à une alimentation et à une supplémentation régulières au fil des mois. La remise à zéro définit la direction à suivre ; c’est le protocole à long terme qui renforce les bienfaits. Toutefois, si les symptômes ne s’améliorent pas ou si de nouveaux symptômes apparaissent, une réévaluation (y compris une consultation vétérinaire) constitue la prochaine étape appropriée, et non le simple fait d’ajouter davantage de compléments alimentaires.
Si les symptômes mentionnés dans la liste de contrôle de la partie 2 persistent, la cause sous-jacente pourrait être plus spécifique qu’un simple déséquilibre général du microbiome. Envisagez un complément alimentaire ciblé, adapté au symptôme dominant, ou consultez votre vétérinaire pour des examens complémentaires.
Lorsque vous serez prêt à mettre ce protocole en pratique, sachez que la gamme Bonza a été conçue précisément dans l’esprit de ce que vous venez de lire. Utilisez le code « GUTRESET » pour bénéficier de 20 % de réduction sur votre premier abonnement.
Référence
Un glossaire rédigé en langage simple des termes que vous rencontrerez en vous informant sur la santé intestinale canine, ainsi que les études évaluées par des pairs qui constituent la base scientifique de l’ensemble de ce guide.
Glossaire sur la santé intestinale.
Un guide de référence rédigé dans un langage simple, qui vous explique les termes que vous rencontrerez en vous documentant sur la santé intestinale des chiens.
BACTEROIDETES
L’un des deux phyla bactériens dominants dans l’intestin canin. Associé à la fermentation des glucides complexes et à la production d’acides gras à chaîne courte. Un rapport Firmicutes/Bacteroidetes équilibré est considéré comme un indicateur de l’équilibre du microbiome.
BIFIDOBACTERIUM
Genre de bactéries bénéfiques qui colonisent le gros intestin. Elles sont d’importants producteurs d’acétate et de lactate, et sont associées à une réduction de la perméabilité intestinale ainsi qu’à une meilleure régulation immunitaire.
COLONOCYTES
Cellules épithéliales qui tapissent le côlon. Elles sont presque entièrement alimentées par le butyrate issu de la fermentation microbienne. Leur bonne santé dépend directement de celle du microbiome.
DYSBIOSE
Un déséquilibre dans la composition du microbiote intestinal, caractérisé par une diversité réduite, un déclin des espèces bénéfiques et une prolifération d’organismes pathogènes ou opportunistes. La cause profonde de la plupart des affections chroniques liées à l’intestin.
FIRMICUTES
L’un des deux phyla dominants dans l’intestin canin. Il comprend de nombreuses espèces importantes productrices de butyrate. Un rapport Firmicutes/Bacteroidetes élevé est associé à l’obésité et à des troubles métaboliques.
GALT
Tissu lymphoïde associé à l’intestin. Tissu immunitaire intégré à la paroi intestinale, contenant environ 70 % de l’ensemble des cellules immunitaires de l’organisme. Site principal de la maturation immunitaire chez le chien.
INULINE
Une fibre prébiotique issue principalement de la racine de chicorée. L’un des composés prébiotiques les plus étudiés. Elle nourrit de manière sélective les populations de Bifidobacterium et de Lactobacillus.
SYNDROME DE L’INTESTIN PERMÉABLE
Terme familier désignant une perméabilité intestinale accrue. Ce syndrome se caractérise par une dégradation des protéines des jonctions serrées qui, normalement, colmatent les espaces entre les cellules épithéliales de la paroi intestinale.
BÊTA-GLUCANE
Fibre soluble et fermentable présente dans l’avoine, l’orge et les champignons médicinaux. Elle agit comme un prébiotique et possède des propriétés immunomodulatrices directes, particulièrement importantes pour l’axe intestin-système immunitaire.
BUTYRATE
Acide gras à chaîne courte produit par la fermentation des fibres alimentaires par les bactéries intestinales. Il s’agit de la principale source d’énergie des colonocytes. Une faible production de butyrate est un facteur clé de l’altération de la muqueuse intestinale et de la perméabilité intestinale.
COPROPHAGIE
Comportement consistant à manger des matières fécales. Lorsqu’il persiste chez les chiens adultes et qu’il ne s’agit pas d’un simple trouble du comportement, il est fréquemment associé à une malabsorption des nutriments et à une dysbiose intestinale.
SYSTÈME NERVEUX ENTÉRIQUE
Réseau d’environ 500 millions de neurones intégré à la paroi intestinale, parfois appelé le « deuxième cerveau ». Il communique de manière bidirectionnelle avec le système nerveux central par l’intermédiaire du nerf vague.
FOS (FRUCTOOLIGOSACCHARIDES)
Fibres prébiotiques présentes à l’état naturel dans la racine de chicorée et les asperges. Elles nourrissent de manière sélective les espèces de Bifidobacterium et de Lactobacillus.
PERMÉABILITÉ INTESTINALE
Degré de perméabilité de la paroi intestinale, c’est-à-dire sa capacité à laisser passer des substances de la lumière intestinale vers la circulation sanguine. Une perméabilité normale est sélective. Une perméabilité accrue (communément appelée « intestin perméable ») permet à des fragments bactériens de traverser la paroi, ce qui déclenche une inflammation systémique.
LACTOBACILLUS
Genre de bactéries lactiques bénéfiques comptant parmi les plus étudiées en matière de santé intestinale canine. Les différentes souches présentent des effets documentés variés ; la spécificité de la souche importe davantage que celle de l’espèce. L. helveticus HA-122 est une souche canine largement étudiée, utilisée sous forme de postbiotique inactivée par la chaleur.
MICROBIOME
Ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, virus, archées, protozoaires) présents dans l’intestin. Ce terme est souvent utilisé de manière interchangeable avec « flore intestinale » ou « bactéries intestinales », bien qu’il ait, techniquement, une portée plus large que ces deux expressions.
POSTBIOTIQUES
Composés bioactifs et préparations qui confèrent un bénéfice pour la santé de l’hôte indépendamment de la présence de bactéries vivantes. La définition de l’ISAPP de 2021 englobe les métabolites de fermentation tels que les acides gras à chaîne courte (AGCC), les enzymes et les bactériocines ; les fragments de paroi cellulaire et les peptides ; ainsi que les micro-organismes inactivés par la chaleur. Il s’agit du niveau le plus stable et offrant la plus grande fiabilité en matière de dosage au sein de la « triade des biotiques ».
PROBIOTIQUES
Micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités suffisantes, confèrent un bénéfice mesurable pour la santé de l’hôte. La spécificité de la souche et une concentration suffisante en UFC sont essentielles à leur efficacité.
JOINTS SERRÉS
Complexes protéiques qui colmatent les espaces entre les cellules épithéliales adjacentes de la paroi intestinale. Lorsqu’ils sont perturbés, ils augmentent la perméabilité intestinale. Le butyrate est l’un des régulateurs les plus importants de l’intégrité des jonctions serrées.
MOS (MANNAN-OLIGOSACCHARIDES)
Composés prébiotiques issus de la paroi cellulaire de la levure Saccharomyces cerevisiae. Ils agissent principalement comme des leurres pour les agents pathogènes, en se liant aux bactéries nocives et en empêchant leur fixation à la paroi intestinale.
PRÉBIOTIQUES
Fibres alimentaires non digestibles et composés qui nourrissent et stimulent de manière sélective la croissance des bactéries bénéfiques. Le substrat dont dépendent les probiotiques pour fonctionner efficacement.
AGCC (ACIDES GRAS À CHAÎNE COURTE)
Principaux produits métaboliques issus de la fermentation bactérienne des fibres alimentaires. Les trois plus importants sont le butyrate, le propionate et l’acétate. Ils jouent un rôle central dans l’intégrité de la paroi intestinale, la régulation immunitaire, le métabolisme énergétique et l’axe intestin-cerveau.
NERF VAGAL
Le principal lien physique entre l’intestin et le cerveau. Il achemine des signaux dans les deux sens, en transmettant les signaux de la flore intestinale au cerveau et les signaux provenant du cerveau (notamment les hormones du stress) à l’intestin.
Références principales
Les études suivantes font partie des données scientifiques sur lesquelles s’appuie le présent guide.
- Pilla R, Suchodolski JS. Le rôle du microbiome et du métabolome intestinaux chez le chien dans la santé et les maladies gastro-intestinales. Front Vet Sci. 2020 ; 6 : 498. doi : 10.3389/fvets.2019.00498. PMID : 31993446. PMC : PMC6971114.
- Wernimont SM, Radosevich J, Jackson MI, Ephraim E, Badri DV, MacLeay JM, Jewell DE, Suchodolski JS. Les effets de l’alimentation sur le microbiome gastro-intestinal des chats et des chiens : impact sur la santé et les maladies. Front Microbiol. 2020;11:1266. doi : 10.3389/fmicb.2020.01266. PMID : 32670224. PMC : PMC7329990.
- Salminen S, Collado MC, Endo A, Hill C, Lebeer S, Quigley EMM, Sanders ME, Shamir R, Swann JR, Szajewska H, Vinderola G. Déclaration de consensus de l’Association scientifique internationale des probiotiques et prébiotiques (ISAPP) sur la définition et le champ d’application des postbiotiques. Nat Rev Gastroenterol Hepatol. 2021 ; 18(9) : 649-667. doi : 10.1038/s41575-021-00440-6. PMID : 33948025.
- Deng P, Swanson KS. Microbiote intestinal chez l’homme, le chien et le chat : état des connaissances, perspectives et défis. Br J Nutr. 2015 ; 113(S1) : S6-S17. doi : 10.1017/S0007114514002943. PMID : 25588264.
- Pilla R, Gaschen FP, Barr JW, Olson E, Honneffer J, Guard BC, et al. Effets du métronidazole sur le microbiome et le métabolome fécaux chez des chiens en bonne santé. J Vet Intern Med. 2020 ; 34(5) : 1853-1866. doi : 10.1111/jvim.15871. PMID : 32856349. PMC : PMC7517498.
- Manchester AC, Webb CB, Blake AB, Sarwar F, Lidbury JA, Steiner JM, Suchodolski JS. Impact à long terme de la tylosine sur le microbiote fécal et les acides biliaires fécaux chez des chiens en bonne santé. J Vet Intern Med. 2019 ; 33(6) : 2605-2617. doi : 10.1111/jvim.15635. PMID : 31674054. PMC : PMC6872867.
- Mondo E, Barone M, Soverini M, D’Amico F, Cocchi M, Petrulli C, Mattioli M, Marliani G, Candela M, Accorsi PA. Structure du microbiome intestinal et activité corticosurrénale chez les chiens présentant des troubles du comportement agressifs et phobiques. Heliyon. 2020 ; 6(1) : e03311. doi : 10.1016/j.heliyon.2020.e03311. PMID : 32021948. PMC : PMC6994854.
- Mizukami K, Uchiyama J, Igarashi H, Murakami H, Osumi T, Shima A, Ishihara G, Nasukawa T, Une Y, Sakaguchi M. Analyse du microbiome intestinal en fonction de l’âge au sein d’une colonie de chiens de race pure. FEMS Microbiol Lett. 2019 ; 366(8) : fnz095. doi : 10.1093/femsle/fnz095. PMID : 31049554.
- Castillo-Fernandez J, Gilroy R, Jones RB, Honaker RW, Whittle MJ, Watson P, Amos GCA. Catalogue de Waltham pour le microbiome intestinal canin : un catalogue taxonomique et fonctionnel complet du microbiome intestinal canin grâce à une nouvelle découverte du génome basée sur la métagénomique. Microbiome. 2026 ; 14(1) : 25. doi : 10.1186/s40168-025-02265-w.
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Il s’agit là du plan d’action indépendant. Il s’appuie sur les connaissances scientifiques actuelles en matière de santé intestinale canine et fonctionne quelle que soit la marque d’aliments ou de compléments alimentaires que vous choisissez. Vous découvrirez ci-après comment Bonza applique ces mêmes principes — non pas parce que Bonza est tenu de faire en sorte que ce plan fonctionne, mais parce qu’il s’agit de la traduction directe du cadre conceptuel que vous venez de lire.
Un seul intestin. Un chien entier.
Bonza s’appuie sur les données scientifiques présentées dans ce guide. Chaque ingrédient, chaque formule et chaque produit de notre gamme naît d’une question : cela favorise-t-il réellement le microbiome intestinal canin ?
Morsures bioactives Biotics
Ce produit apporte la « Triade Biotics » complète dans une formulation spécialement conçue pour la santé intestinale ; il se distingue notamment par le fait que chaque niveau s’appuie sur un ingrédient spécifique : le Calsporin® (B. velezensis DSM 15544) en tant que probiotique vivant, l’inuline de racine de chicorée et les FOS en tant que source prébiotique, ainsi qu’un volet postbiotique basé sur le TruPet™ associé à L. helveticus HA-122 inactivé par la chaleur. La L-glutamine, le MOS et le chélate de zinc complètent la formulation.
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Questions fréquentes sur la santé intestinale des chiens
Cette section répond aux questions pratiques que se posent les propriétaires de chiens lorsqu’ils entreprennent le programme de rééquilibrage intestinal de 30 jours : ce qu’est une réinitialisation et ce qu’elle n’est pas, à quoi ressemblent des selles saines, ce qu’il faut noter comme référence de départ, à quoi s’attendre au 30e jour, s’il est possible de commencer pendant un traitement antibiotique, ce qu’il faut éviter, si le jeûne joue un rôle, comment suivre le protocole tout en continuant à donner des croquettes, et les symptômes digestifs qui nécessitent une consultation vétérinaire plutôt qu’un soutien nutritionnel. Pour des questions plus générales sur le microbiome intestinal canin, la dysbiose, les souches probiotiques et les données scientifiques qui les étayent, consultez l’article « Santé intestinale canine : réponses à vos questions ».
Une « réinitialisation intestinale » est un processus structuré de 30 jours visant à éliminer ce qui perturbe le microbiote intestinal, à introduire ce qui le favorise et à établir un nouvel état de référence. Il ne s’agit ni d’une cure détox, ni d’une cure de purification, ni d’un jeûne. Les populations bactériennes commencent à évoluer dans les 24 à 48 heures suivant un changement alimentaire significatif, mais l’objectif de ces 30 jours est de rendre cette évolution durable, puis de conserver les changements qui se sont avérés efficaces.
Des selles saines se situent entre les niveaux 2 et 3 sur une échelle de sept niveaux : fermes, segmentées, conservant leur forme lorsqu’on les ramasse et ne laissant que peu de résidus. Des selles systématiquement plus molles, ou alternant entre molles et fermes, comptent parmi les premiers indicateurs d’un déséquilibre microbien. Utilisez le tableau gratuit « Bonza Dog Poop Chart » pour évaluer ce que vous observez sur cette échelle à sept niveaux.
La première semaine sert de référence, et tout ce qui suit est évalué par rapport à celle-ci. Notez quotidiennement la consistance des selles, le niveau d’énergie, l’appétit et toute poussée de symptômes. Notez également l’état du pelage et de la peau, ainsi que chacun des douze signes de mauvaise santé intestinale que votre chien présente au début. Sans référence écrite, il est très facile de passer à côté d’une amélioration progressive. Le « Gut Reset Tracker » gratuit de 30 jours enregistre ces quatre signes quotidiens et compare votre première semaine à la dernière.
La consistance des selles et le niveau d’énergie sont généralement les premiers à réagir ; la plupart des propriétaires constatent une amélioration significative des symptômes digestifs, du niveau d’énergie et de l’état du pelage dès le 30e jour. Les symptômes qui réagissent plus lentement — problèmes cutanés, allergies, troubles articulaires et changements comportementaux — montrent généralement des progrès mesurables entre la sixième et la douzième semaine, car ceux-ci dépendent de la résolution de l’inflammation plutôt que de la seule digestion. L’arrêt prématuré du traitement est la raison la plus courante pour laquelle une cure de rééquilibrage semble ne pas avoir fonctionné.
Oui, et la prise de probiotiques est tout particulièrement recommandée aussi bien pendant qu’après une cure. Prenez le complément au moins deux heures avant ou après la prise d’antibiotiques, afin que ces derniers ne détruisent pas les organismes probiotiques avant qu’ils n’atteignent l’intestin, et poursuivez le traitement pendant au moins quatre semaines après la fin de la cure, car la restauration du microbiome prend beaucoup plus de temps que le traitement lui-même. N’interrompez jamais prématurément une cure prescrite. Notre guide sur la restauration de la flore intestinale après une prise d’antibiotiques présente le protocole complet.
Évitez les friandises riches en sucre et hautement transformées, les changements brusques d’alimentation et l’introduction simultanée de plusieurs nouveaux compléments alimentaires : si une réaction survient, vous ne saurez pas laquelle en est la cause. La réintroduction de friandises transformées au cours des deuxième et troisième semaines est la raison la plus courante pour laquelle une remise à zéro stagne. Des horaires de repas irréguliers jouent également en votre défaveur, car le microbiome suit un rythme circadien.
Une « réinitialisation » n’est pas une cure détox, et le jeûne n’y joue aucun rôle. En supprimant la nourriture, vous privez les bactéries bénéfiques des fibres dont elles ont besoin, ce qui va à l’encontre de l’objectif que vous vous êtes fixé. Le jeûne ne doit être pratiqué que sur recommandation expresse de votre vétérinaire, pour une raison clinique précise, telle que la préparation à une intervention.
Oui. Ce protocole s’adapte à l’alimentation que vous donnez actuellement à votre animal. Commencez par examiner les cinq premiers ingrédients figurant sur l’étiquette, supprimez les friandises transformées, ajoutez un ou deux compléments alimentaires à base d’aliments complets pour diversifier les fibres, et introduisez un complément probiotique complet. Si cet examen révèle que l’alimentation elle-même peut être améliorée, la quatrième semaine est le moment idéal pour entamer une transition alimentaire progressive sur une période de sept à dix jours.
Consultez sans tarder un vétérinaire en cas de selles noires ou goudronneuses, de présence de sang frais, de selles pâles, grises ou de couleur argile, de diarrhée aqueuse persistante, de vomissements répétés, de vers visibles, de perte de poids soudaine, de jaunissement des gencives ou du blanc des yeux, ou encore de léthargie marquée ou de collapsus. Une cure de rééquilibrage intestinal est destinée à un chien en bonne santé mais qui ne se développe pas de manière optimale. Elle ne remplace pas un examen vétérinaire. Découvrez comment reconnaître les symptômes intestinaux et savoir quand agir.